Production/Conception/Creation/Layout – 2017-2025 ASM 3rd/5th/10th Anniversaries Celebration

Production/Conception/Creation/Layout – 2017-2025 ASM 3rd/5th/10th Anniversaries Celebration


Type: Catalogue | Logo | Poster | Newspaper Ads. | Brochure | Stage Background | Tickets | Directions (Adobe Illustrator, Adobe InDesign, Adobe Photoshop)
Project: 2017-2025 ASM 3rd/5th/10th Anniversaries Celebration

Production by:
Siqing CHEN | Junhua SHEN | Hongjing DONG | Nan WU | Lisa LIU | Junkan MA | Qian LIAO | Jie SHEN | Qian SHEN | Min ZHA | Jiwen NIU | Zuhao ZHOU | Rongqing FU | Youyou NIU, etc.

For: ASM (Association of Shanghainese in MontrĂ©al) | ćŠ æ‹żć€§è’™ç‰čćˆ©ć°”äžŠæ”·ćŒäčĄäŒš
Date: 2017.11-2025.12

Production – “Imprimerie Nationale de France”

Production – “Imprimerie Nationale de France”

https://324plus.com/category/production/

Type: Production (Interview, Camera, Photography, Documentary Research)
Project: “Regards croisĂ©s”
Partener: Université Paris 8, Laboratoire Leden, Imprimerie Nationale de France

Production by:
– Siqing CHEN – Team Leader | Project Manager | Video Editor | Interviewer
– Xiao ZHANG – Camera Operator | Photographer
– Tao DU – Camera Operator | Photographer
– ValĂ©rie SENNE – Interviewer | Senior Editor
Date: 2007.05


Imprimerie Nationale de France (in French)

Alliant tradition et modernitĂ©, l’Imprimerie Nationale dispose, sur son marchĂ©, d’une expĂ©rience et d’un savoir-faire uniques.

ParallĂšlement Ă  son activitĂ© pour l’Etat et les grandes institutions publiques, elle dĂ©veloppe une clientĂšle privĂ©e importante tant nationale qu’internationale.

MaĂźtrisant l’ensemble des mĂ©tiers graphiques (et notamment rotatives, continu, offset feuilles et fiduciaire), elle propose une gamme complĂšte de prestations et prodigue une politique volontariste de nouveaux produits.

L’Imprimerie Nationale rĂ©alise des magazines, des livres d’art, des produits de communication, des documents administratifs, des annuaires, des catalogues, des imprimĂ©s sĂ©curisĂ©s, des titres d’Etat, des produits multimĂ©dia, sur des supports aussi divers que le papier, les cartes plastique, les CD-Rom, etc.

www.imprimerienationale.fr

All Copyright by Imprimerie Nationale (France)

Layout – 2009-2013 2nd-4th Traditional Wushu Championship Design

Layout – 2009-2013 2nd-4th Traditional Wushu Championship Design


Type: Poster | Newspaper Ads. | Brochure | Powerpoint | Tickets | Direction | Banner | T-Shirt (Adobe Illustrator, Adobe InDesign, Adobe Photoshop)
Project: 2009-2013 2nd-4th Traditional Wushu Championship in Quebec
For: Dawson College
Date: 2009.06-2013.06

Web Design – Regards croisĂ©s

Web Create – Regards croisĂ©s


Type: Web site (Adobe Flash (animation, ActionScript), Adobe Illustrator, Adobe Photoshop, Adobe Premiere, After Effects, Sony Sound Forge, Sony ACID, HTML, XML, CSS)
Project: “Regards croisĂ©s” (Link: http://csq324.free.fr/projet)
Partner: Université Paris 8, Laboratoire Leden, Imprimerie Nationale de France

Web Create by:
– Siqing CHEN, Team Leader|Project Manager|Flash Animation/Programming|XML
– Xiao ZHANG, Video|Son
– Tao DU, Graphic Design
– Yi YUAN, Editorial|Documentary Research|Translation|XML
– ValĂ©rie SENNE, Editorial|Documentary Research

Date: 2007.06


Initialisation du projet : ( in French )
Projet mis en place par le LEDEN est repris par des etudiants du Master Hypermedia, « Regards croises » est une plateforme culturelle et d’echanges interuniversitaires franco-chinois. Ce site vise a etre un outil de travail cooperatif entre les differents acteurs intemationaux du developpement culturel et scientifique multimedia et un lieu d’echanges multilingues entre etudiants, enseignants, chercheurs et professionnels des medias. II presente des oeuvres numeriques diverses (photos, videos, 3D, sites, cd-roms), des etudes theoriques, des interviews realisees en France ou en Chine, et des informations pratiques. « L’ecriture » est le premier theme aborde dans les « rencontres numeriques » qui se feront autour de sujets porteurs d’interculturalite. La technologie Flash est utilisee pour I’interfacage de la plateforme et la mise en ligne des principaux documents; les contenus sont lies dynamiquement en XML, ce qui permet de les modifier facilement. Le site est developpe dans un premier temps en frangais et en chinois, puis le sera en anglais.

Plastic Arts – Environmental Protection N°3 – Future Food

Plastic Arts – Environmental Protection N°3 – Future Food


Type: Plastic Arts
Project: Environmental Protection N°3 – Future Food
Date: 2004.04


Introduction : (in French)
Ce travail reprĂ©sente un repas industriel dans le futur. On peut imaginer, une sorte d’apocalypse qui change tous les Ă©lĂ©ments. Le poisson est produit par la machine, le pince, le marteau et le tourne vis symbolisent les couverts.

A cause d’un problĂšme d’environnement, dans le futur, les animaux mangeables n’existent plus. L’humain ne se nourrit que de produits industriels. De plus, jusqu’au bout de l’absurde, on peut supposer que l’humain n’existe plus, qu’il est remplacĂ© par le robot.

Plastic Arts – Environmental Protection N°2 – Source Pollution

Plastic Arts – Environmental Protection N°2 – Source Pollution


Introduction : (in French)
La couleur de la source change progressivement du haut jusqu’au bas, avec une couleur de plus en plus foncĂ©e.

Le premier niveau, le plus clair, c’est l’eau de la pluie, et petit à petit, l’humain utilise l’eau qui devient de plus en plus noire et de plus en plus sale.

Plastic Arts – Environmental Protection N°1 – Green Protection

Plastic Arts – Environmental Protection N°1 – Green Protection


Type: Plastic Arts
Project: Environmental Protection N°1 – Green Protection
Date: 2004.02


Introduction : (in French)
Tout le clavier reprĂ©sente une ville moderne, chaque touche a une lettre symbolisant un immeuble de la ville. Il manque quatre lettres « V »; « E » ; « R » ; « T », ceci montre un grand problĂšme de toutes les villes dĂ©veloppĂ©es, elles manquent d’espaces verts.

Dans cette ville, au milieu du clavier, il y a un chemin qui la traverse, on peut imaginer qu’on marche sur ce chemin et les immeubles se dressent comme des tours autour de nous. Les immeubles sont suffocants, on ne peut plus respirer dans cette ville moderne.

De plus, toutes les touches sont dĂ©placĂ©es. Ces sont des touches fictives, elles sont diffĂ©rentes de la rĂ©alitĂ©. Quand on marche et qu’on appuie sur ces touches, on se trompe, bien qu’il y ait des signes Ă  chaque coin pour se diriger ce chemin, parce que nos pas ne sont plus eux mĂȘme, comme dans notre vie, on ne sait plus d’oĂč l’on vient et oĂč l’on va.

Mais on a encore une derniĂšre chance. En haut Ă  gauche, il y a une lettre reculĂ©e qui doit nous permettre d’amĂ©liorer l’environnement.

A la fin, il y a 7 touches qui sont en dehors du clavier : « V »; « E » ; « R » ; « T »; « ? »; « Suppr »; « ! », c’est le titre de mon travail, ces lettres renversĂ©es symbolisent les arbres coupĂ©s. Il faut les protĂ©ger!

Publication – "Le CinĂ©ma Chinois d’Animation des Origines Ă  1989"

Publication: “Le CinĂ©ma Chinois d’Animation des Origines Ă  1989” (in French)
Université Paris 7
Under the direction of Mr. Hervé JOUBERT-LAURENCIN
With the cooperation of Ms. Marie-Claire KUO (Quiquemelle), Founder of CDCC Paris
Date: 2005.06

26 Attendons demain (1)
I. Le film d’animation chinois avant 1957

1. L’époque des frĂšres WAN

Le 28 décembre 1895, dans un café parisien, les frÚres LumiÚre projettent le premier film de cinéma. On peut dire que le septiÚme art vient de naßtre.
Un an plus tard, un Français montre un court mĂ©trage lors d’un spectacle d’attraction au Jardin Xu Ă  Shanghai et neuf ans aprĂšs, en 1905, le photographe REN Qingtai ä»»ćș†æł° filme le grand acteur d’opĂ©ra de PĂ©kin TAN Xinpei 谭鑫ćŸč dans une scĂšne de « La Prise du Mont Jun » (Ding Jun Shan 柚憛汱). Ce document aujourd’hui perdu est considĂ©rĂ© comme le premier film chinois.

Shanghai, au dĂ©but des annĂ©es 20 est une grande mĂ©tropole cosmopolite au fait de toutes les nouveautĂ©s, oĂč le cinĂ©ma attire un large public. Mais le cinĂ©ma chinois est encore trĂšs jeune et la plupart des films projetĂ©s sont Ă©trangers. C’est Ă  ce moment-lĂ  que les frĂšres Wan arrivent de Nankin.

FrĂšres Wan
WAN Laiming 䞇籁鞣 (1899 – 1997) et ses frĂšres : WAN Guchan äž‡ć€èŸŸ (1899 – 1995) et WAN Chaochen äž‡è¶…ć°˜ (1906 – 1992) impressionnĂ©s par les dessins animĂ©s amĂ©ricains projetĂ©s alors Ă  Shanghai (appelĂ©s cartoon) dĂ©cident qu’un jour ils feront des cartoons chinois mais ils sont dans une situation trĂšs difficile : sans argent, sans documentation, sans Ă©quipement ni matĂ©riel, n’ayant que leurs rĂȘves et leur volontĂ© de les rĂ©aliser.
En s’inspirant Ă  la fois de formes d’animation traditionnelles en Chine comme de « la lanterne des chevaux au galop è”°é©ŹçŻ »*, ou le théùtre d’ombres chinoises (En Chine, les « ombres chinoises » apparaissent Ă  l’époque de la puissante dynastie Tang 攐), et avec l’exemple des cartoons amĂ©ricains, dont ils parviennent Ă  trouver le secret, ils rĂ©ussissent Ă  rĂ©aliser eux-mĂȘmes des dessins animĂ©s, devenant ainsi les pionniers du film d’animation chinois…

La Princesse.... Archives CDCCDĂšs 1922, et jusqu’en 1941, les frĂšres WAN ont fabriquĂ© de nombreux courts mĂ©trages (environs 30). Ces films touchent Ă  divers genres, avec un dessin animĂ© publicitaire « La machine Ă  Ă©crire le chinois de SHU Zhendong » (1922), deux dessins animĂ©s inspirĂ©s de Max Fleischer : « Tumulte dans l’atelier » (1926) et « La rĂ©volte des silhouettes de papier » (1930), des contes, des fables et des caricatures patriotiques : «Compatriote rĂ©veille-toi » (1931), «Le prix du sang » (1934). Leur technique a rapidement Ă©voluĂ© Ă©voluĂ© et leur premier film parlant « La danse du chameau » date de 1935. AprĂšs la sortie en Chine du dessin animĂ© de Walt Disney « Blanche Neige ». Les frĂšres WAN rĂ©alisent, en noir et blanc, le premier dessin animĂ© chinois de long mĂ©trage: «La Princesse Ă  l’éventail de fer» (1941). Jusqu’en 1947, ils sont pratiquement les seuls Ă  avoir rĂ©alisĂ© des films d’animation en Chine. Par la suite, Ă  partir des annĂ©es 50, ces pionniers ont largement contribuĂ© au dĂ©veloppement du cinĂ©ma d’animation de la « Nouvelle Chine » au sein des studios d’animation de Shanghai: WAN Laiming en travaillant au dĂ©partement des dessins animĂ©s, WAN Guchan au dĂ©partement des dĂ©coupages articulĂ©s, et WAN Chaochen au dĂ©partement des poupĂ©es.

2.Les fondements du film d’animation chinois

Pendant la seconde guerre mondiale, la crĂ©ation et la production des films d’animation s’arrĂȘtent pendant un certain temps. Il faut attendre la naissance de la RĂ©publique Populaire de Chine pour que soit créé la premiĂšre Ă©quipe d’animation chinoise au sein du Studio du Nord-Est. Cette Ă©quipe rĂ©alise deux films : « Attraper la tortue dans la jarre » (FANG Ming, 1948), un dessin animĂ© et « Le rĂȘve de l’empereur » (CHEN Bo’er, 1948), un film de poupĂ©es.

En juillet 1949, le groupe du film d’animation devient un dĂ©partement du Studio du Nord-Est ; le caricaturiste TE Wei venu de HongKong est nommĂ© directeur, le dĂ©partement compte une vingtaine de personnes. En mars 1950, le dĂ©partement est dĂ©placĂ© Ă  Shanghai considĂ©rĂ© comme la grande mĂ©tropole de la production des films avant la guerre. L’équipe est intĂ©grĂ©e dans les Studios de Shanghai. TE Wei en est toujours le directeur. A partir de ce moment-lĂ  l’équipe initiale recrute des Ă©crivains de littĂ©rature enfantine comme BAO Lei, des peintres comme LEI Yu et des jeunes issus des Ă©coles littĂ©raires et artistiques. Au milieu des annĂ©es 50, WAN Laiming et WAN Guchan, reviennent de Hongkong pour participer au travail. Leur cadet WAN Chaochen fait dĂ©jĂ  partir de l’équipe.

Pendant sept ans, de 1950 Ă  1957, l’équipe produit divers styles de film d’animation, par exemple des dessins animĂ©s : « Des bons amis » (TE Wei, 1954), « Pourquoi le corbeau est noir » (QIAN Jiajun, 1955), « Le GĂ©nĂ©ral fanfaron » (TE Wei, 1956) et des films de poupĂ©es animĂ©es comme « Le Pinceau magique » (JIN Xi, 1955). Le film d’animation chinois se dĂ©veloppe rapidement Ă  cette Ă©poque et beaucoup de films gagnent des prix nationaux et internationaux. Il faut noter le film « Le GĂ©nĂ©ral fanfaron » qui pour la premiĂšre fois prĂ©sente un dessin animĂ© de style chinois.

En raison du caractĂšre particulier du cinĂ©ma d’animation, il devient bientĂŽt nĂ©cessaire de trouver un lieu indĂ©pendant pour abriter la production. C’est pour cela que le gouvernement dĂ©cide de construire un nouveau studio spĂ©cialisĂ©. Ainsi le 1er Avril 1957, Les Studios d’Art de Shanghai sont crĂ©es. Ce premier studio d’animation chinois va faire rayonner dans le monde entier des films d’animation emprunts de l’esprit chinois et reprĂ©sentatifs de l’originalitĂ© de ses formes artistiques.

II. Les Studios d’Art de Shanghai (1957-1989)

L’établissement des Studios d’Art de Shanghai le 1er Avril 1957, donne son indĂ©pendance au cinĂ©ma d’animation de la « Nouvelle Chine ». Jusque-lĂ , il n’y avait que des dessins animĂ©s et des poupĂ©es animĂ©es, mais Ă  partir de 1958, les studios commencent Ă  produire des dĂ©coupages articulĂ©s sous la direction de WAN Guchan (frĂšre jumeau de WAN Laiming).

La mĂȘme annĂ©e, la rĂ©ussite du premier film de papier dĂ©coupĂ© articulĂ© « ZHU Bajie mange la pastĂšque » (WAN Guchan, 1958) est un succĂšs. C’est une oeuvre pleine d’humour qui mĂ©lange le papier dĂ©coupĂ©, la musique d’opĂ©ra de PĂ©kin et la technique des ombres chinoises.

Un brocart ZhuangPendant les annĂ©es 1957 – 1959, les Studios d’Art de Shanghai ont produit 45 films [1]. A cette Ă©poque, la technique artistique est trĂšs avancĂ©e, les styles et les thĂšmes sont trĂšs diversifiĂ©s. Par exemple, il y a un conte pour enfant : « Le Roi de la forĂȘt » (Collectif, 1959), un film d’animation influencĂ© par l’actualitĂ©: « les Aventures des petites carpes » (HE Yumen, 1958), ou par la politique « Rattraper l’Angleterre » (XU Jingda ‘Ah Da’, 1958). Il y a les histoires tirĂ©s de la tradition : « Un Brocart Zhuang » (QIAN Jiajun, 1958), “Traverser la montagne des singes » (WANG Shuchen, 1958), mais le film le plus cĂ©lĂšbre est sans conteste « Les TĂȘtards Ă  la recherche de leur maman » (TE Wei, 1960) premier « lavis animĂ© » dans le style de la peinture du grand QI Baishi.
 C’est ainsi qu’en accord avec l a politique Ă©ducative prĂŽnĂ©e par le gouvernement, les films d’animation chinois ont cherchĂ© Ă  se dĂ©gager des modĂšles venus de l’étranger et ont progressivement dĂ©veloppĂ© leur propre style.

De 1960 Ă  1965, pendant la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la RĂ©volution Culturelle æ–‡ćŒ–ć€§é©ć‘œ, les Studios d’Art de Shanghai ont produit 56 films*. C’est un Ăąge d’or pour le film d’animation chinois. Les hommes et le niveau des techniques se sont beaucoup dĂ©veloppĂ©s et offrent aux Studios d’Art de Shanghai une grande pĂ©riode d’épanouissement, avec des dessinateurs expĂ©rimentĂ©s depuis les annĂ©es 20, comme WAN Laiming, et WAN Guchan, des dessinateurs en pleine activitĂ© avec un fort potentiel d’imagination: QIAN Jiajun, TE Wei, HE Yumen, ZHANG Songlin, TANG Cheng qui sont entrĂ©s dans ce domaine au dĂ©but des annĂ©es 50. On trouve aussi des jeunes pleins de talent comme XU Jingda (Ah Da), PU Jiaxiang, DAI Tielang etc. qui viennent d’ĂȘtre diplĂŽmĂ©s. Toutes ces personnes concourent au dĂ©veloppement des studios.

Le Roi des singesLe style national chinois apparaĂźt comme essentiel. GrĂące Ă  leur beautĂ© et Ă  leur technique originale, plusieurs films sont cĂ©lĂ©brĂ©s dans le monde entier jusqu’à nos jours. Par exemple: le long mĂ©trage en deux parties : « Le Roi des singes bouleverse le palais cĂ©leste» (1961,1964), ou les deux courts mĂ©trages de lavis animĂ© « Les TĂȘtards Ă  la recherche de leur maman”,«La FlĂ»te du bouvier » (1962), etc.

La FlĂ»te du bouvierLes sources d’inspiration du film d’animation sont nombreuses : la mythologie : « Le Roi des singes bouleverse le palais cĂ©leste» (1961,1964); les contes pour enfants : « Les TĂȘtards Ă  la recherche de leur maman » (1960), « les Petites Hirondelles », « Qui est le meilleur ? »(ZHANG Songlin, 1961), « La FlĂ»te du bouvier » (1963); les faits d’actualitĂ©: « Pas-de-tĂȘte et Jamais-content » (ZHANG Songlin, 1962), « Les Petites SƓurs de la steppe » (QIAN Yunda, 1965), et aussi les caricatures politiques et les piĂšces satiriques : « Un rĂȘve d’or » (WANG Shuchen, 1960)etc.

D’autre part des styles nouveaux sont inventĂ©s comme le lavis animĂ©, une mĂ©thode de fabrication de dessin animĂ© qui diffĂšre totalement du « dessin Ă  contour simple avec couleur unifiĂ©e 捕çșżćčłæ¶‚». A tout point de vue, c’est une Ă©poque inoubliable, beaucoup de films reçoivent des prix internationaux, «le style original du film d’animation chinois » est enfin reconnu dans le monde.

Ensuite c’est la longue pĂ©riode triste de la RĂ©volution Culturelle. Toutes les activitĂ©s sont surveillĂ©es, le cinĂ©ma est censurĂ©, beaucoup de films d’animation sont critiquĂ©s. Par exemple : on dit que « Le GĂ©nĂ©ral fanfaron » est une critique contre « les dirigeants », on dit que « Le Roi des singes bouleverse le palais cĂ©leste » a un goĂ»t de fĂ©odalitĂ©, on dit que « La FlĂ»te du bouvier » montre une vie trop idyllique et ne reflĂšte pas la lutte les classes, on dit que « Le Pinceau magique » est une histoire liĂ©e aux superstitions de la religion populaire et que ce film endort la conscience du public…

Pendant le RĂ©volution culturelle, trĂšs peu de films sont rĂ©alisĂ©s (De 1966 Ă  1971, les Studios d’Art de Shanghai sont fermĂ©s, il n’y a aucun film. De 1972 Ă  1976, ils ne produisent que 16 films,), et encore moins sont montrĂ©s. Seul les films politiques sont autorisĂ©s. Aujourd’hui ils ont disparu Ă  leur tour et il est trĂšs rare de pouvoir les voir.

La « RĂ©volution Culturelle » dure jusqu’à ce que la « Bande des Quatre 曛äșșćžź » soit jugĂ©e et condamnĂ©e en octobre 1976. Alors, l’art et la littĂ©rature rĂ©apparaissent Ă  travers des oeuvres libres et dĂ©livrĂ©s de la censure politique. A nouveau, l’activitĂ© du cinĂ©ma se met Ă  prospĂ©rer.

C’est dans ce contexte historique qu’à partir de 1977, les dessinateurs se libĂšrent de leurs craintes et se remettent Ă  crĂ©er ; ils redĂ©couvrent les caractĂšres propres Ă  l’animation chinoise, et ils recherchent Ă  nouveau leur propre style. Comme Ă  cette Ă©poque, l’influence de la tĂ©lĂ©vision est encore relativement rĂ©duite, ces conditions constituent un environnement parfait pour la crĂ©ation de nouvelles Ɠuvres au sein des trois dĂ©partements des Studios d’Art de Shanghai : dessins animĂ©s, dĂ©coupages articulĂ©s et poupĂ©es animĂ©s.

e 1977 Ă  1989, c’est une vĂ©ritable renaissance des Studios d’Art de Shanghai qui produisent (179) films d’une grande diversitĂ©.

Wang Shuchen story boardNezha, poissons musiciensPar exemple il y a des films s’inspirant de la mythologie : « Nezha triomphe du roi dragon »(XU Jingda ‘Ah Da’, WAN Shuchen, YAN Dingxian, 1979), « Le Cerf aux 9 couleurs » ( QIAN Jiajun, 1981), « Le Fruit du Ginseng » ( YAN Dingxian, 1981), « La LĂ©gende du livre cĂ©leste » ( WANG Shuchen, QIAN Yunda, 1983).

On trouve aussi des contes issus de cultures minoritaires : « Xia au grand cƓur » (HE Yumen, 1981), d’aprĂšs une lĂ©gende de la nationalitĂ© Ouigoure ç»ŽćŸć°”(au Xinjiang) ou bien « La Source aux papillons» (XU Jingda ‘Ah Da’, 1984) d’aprĂšs un conte de la nationalitĂ© Bai (au Yunnan); des histoires enfantines : «“Mi Mi”, un bon chat » (HE Yumen, 1979), «Le Coq noir» (PU Jiaxiang, 1980), « Le Loup invite Ă  dĂźner » (YAN Shanchun, 1980), « Le Bonhomme de neige» ( LIN Wenxiao, 1980), «Le Tigre apprend un mĂ©tier» (JIAO Yesong, 1982); des sujets d’actualitĂ© : «Un ElĂ©phant peu ressemblant» (TANG Cheng, WU Qiang, 1978), «Une nuit de la galerie de peintures» (XU Jingda ‘Ah Da’, LIN Wenxiao, 1978), «Trois moines» (XU Jingda ‘Ah Da’, 1980), «Les Vagabondages de San Mao» (XU Jingda ‘Ah Da’, 1984); et aussi «Mon ami le petit dauphin» (TAI Tielang, 1980) qui introduit pour la premiĂšre fois un thĂšme d’éducation scientifique.

Les trois moinesParmi ces oeuvres, les films «Nezha triomphe du roi dragon », «Trois moines», «La LĂ©gende du livre cĂ©leste» ont un caractĂšre chinois Ă©vident ; «Nezha triomphe du roi dragon » est une piĂšce du théùtre traditionnel chantĂ©; «Trois moines» est tirĂ© d’un vieil adage, il utilise le rythme rapide de l’art moderne mis au service de la philosophie et du savoir-vivre chinois ; «La LĂ©gende du livre cĂ©leste» est tirĂ© d’un conte Ă  caractĂšre comique.

Par ailleurs, le film «“Mi Mi”, un bon chat » adopte le style de l’encre lourde et de la couleur forte, celui des « Estampes du nouvel An du Shandong ć±±äžœćčŽç”» » et du « Bonhomme de neige» utilise la couleur lĂ©gĂšre, comme une aquarelle poĂ©tique ; «Xia au grand cƓur » se rĂ©fĂšre aux fresques du Xinjiang ; «Le Cerf aux neuf couleurs» prĂ©sente un conte bouddhique et s’inspire des cĂ©lĂšbres « Fresques de Dunhuang æ•Šç…ŒćŁç”»Â» dans lesquelles on trouve les premiĂšres formes de la peinture classique chinoise.

GrĂące Ă  la volontĂ© de mettre en place un cinĂ©ma d’animation de caractĂšre national, grĂące Ă  cette conscience crĂ©ative, beaucoup de films d’animation obtiennent des prix nationaux et internationaux, et l’animation chinoise devient cĂ©lĂšbre dans le monde. En mĂȘme temps, grĂące aux rĂ©ussites de cet art crĂ©atif, la technique et la thĂ©orie des films d’animation se sont amplement dĂ©veloppĂ©es pendant cette pĂ©riode.

Le Roi des singes, WAN Laiming 1961-1964, Archives CDCCA partir des annĂ©es 80, les Studio d’Art de Shanghai n’ont plus le monopole de l’animation, d’autres studios sont créés, donnant une impressionnante vitalitĂ© au cinĂ©ma d’animation dans les grandes villes pour le plus grand plaisir de la population.


 /…

Ce texte est extrait du mĂ©moire de maĂźtrise soutenu par Siqing CHEN en 2005 Ă  l’universitĂ© Paris 7, sous la direction de M. HervĂ© Joubert-Laurencin.

« la lanterne des chevaux au galop » : datant de la dynastie Song 漋 (960 Ă  1279) est considĂ©rĂ©e comme un lointain ancĂȘtre du film d’animation. Il s’agissait de grandes lanternes rondes Ă  l’intĂ©rieur desquelles se trouvait une sorte de manĂšge avec des personnages Ă  cheval dĂ©coupĂ©s dans du papier. Sous les personnages Ă©taient placĂ©es des bougies allumĂ©es, qui par leur chaleur faisaient tourner le manĂšge, on avait alors l’impression que les chevaux couraient.

[1] Cf. äž­ć›œç””ćœ±è”„æ–™éŠ†ïŒŒäž­ć›œè‰șæœŻç ”ç©¶é™ąç””ćœ±ç ”ç©¶æ‰€ïŒŒ « äž­ć›œè‰șæœŻćœ±ç‰‡çŒ–ç›ź 1949-1979 Â»ïŒŒæ–‡ćŒ–è‰șæœŻć‡ș版瀟1981ïŒŒćŒ—äșŹ, [1960 :16(films) ; 1961 :3 ; 1962 :9 ; 1963 :5 ; 1964 :12 ; 1965 :11 ; 1966-1971 :0 ; 1972 :2 ; 1973 :3 ; 1974 :3 ; 1975 :3 ; 1976 :5 ; 1977 :6 ; 1978 :10 ; 1979 :10 ;1980 :16 ;1981 :12 ;1982 :17 ;1983 :15 ;1984 :14 ;1985 :13 ;1986 :12 ;1987 :11 ;1988 :27 ;1989 :16]